Mercer
Mercer - European Asset Allocation Survey 2009

Question : Florence Le Cars
Tél. : +33 (0)1 55 21 36 33

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Parution de l'enquête annuelle Mercer "European Asset Allocation"


France
Paris, 21 April 2009

 

Les fonds de pension et les institutions de retraites européens renforcent leur exposition aux classes d’actifs non traditionnelles

 

On constate d’une manière générale à l’échelle européenne :

  • L'augmentation du nombre de régimes de retraite qui se diversifient dans les classes d’actifs alternatives pour optimiser la gestion du risque
  • Une réallocation des actions vers les obligations, accélérée par les turbulences récentes des marchés financiers
  • Une attention accrue portée aux risques opérationnels
  • La poursuite d’un renforcement des processus de gouvernance

 

Les régimes de retraite en France s’inscrivent dans la même tendance, avec en particulier :

  • La suspension des réallocations en actions tout au long de 2008
  • La recherche de classes d’actifs de diversification, même si les performances de beaucoup d’entre elles ont été décevantes, et davantage corrélées que prévu aux mouvements des actions
  • Une proportion de liquidités qui a fortement augmenté en attente de réinvestissement à long terme
  •  Un intérêt pour l’investissement responsable qui ne cesse de croître
  •  Des besoins de reporting et de transparence accrus
    On remarque également, en France, un intérêt qui continue à s’affirmer pour le PERCO, avec l’émergence de nouveaux modes de gestion financière, adaptés à ce type de dispositif.

 


D’après l’enquête annuelle "European Asset Allocation Survey 2009" de Mercer, les fonds de pension et les institutions de retraite européens diminuent leur exposition aux actions et augmentent leurs allocations aux classes d’actifs non traditionnelles pour optimiser la gestion du risque. L’étude, portant sur plus de 1000 fonds de pension et institutions de retraite européens, gérant plus de 400 milliards d’euros, a fait ressortir que 35 % des plans de retraite britanniques et 60 % des plans de retraite européens (à l’exclusion du Royaume-Uni) prévoyaient d’introduire de nouveaux types d’investissements dans leurs portefeuilles afin d’en améliorer le profil rendement/risque. 

 

Thierry Brevet, responsable de l’activité Conseil en Investissement de Mercer en France, commente : « Bien que s’inscrivant dans des contextes historiques, culturels et réglementaires différents, les fonds de pension et les institutions de retraite européens ont tous ressenti les effets de la tornade financière de l’an dernier. La crise bancaire et la défaillance de Lehman Brothers ont mis en lumière les risques opérationnels liés au placement d’actifs institutionnels et attiré l’attention sur le risque de crédit et sur le risque de contreparties. Les fonds et les institutions cherchent désormais de nouvelles manières d’optimiser les risques inhérents à la gestion financière des engagements de retraite, en privilégiant notamment la diversification des portefeuilles. »

 

Les tendances observées sont les suivantes :


La réduction régulière des allocations en actions pour les marchés à forte exposition traditionnelle s’est accélérée l’an dernier sous l’effet de la crise, mais aussi à cause du raccourcissement des passifs de retraite à prestations définies (fermetures de régimes et vieillissement des populations concernées). Au Royaume-Uni, l’allocation est tombée de 58 à 54 % et en Irlande de 67 à 60 %. L’exposition aux marchés actions est restée faible dans les autres marchés européens, dont la France.

Tandis que les obligations continuent à être la classe d’actifs dominante dans la plupart des pays européens, un nombre croissant de fonds et d’institutions investissent dans des classes d’actifs non traditionnelles. Les allocations à des classes d’actifs non traditionnelles ont augmenté de 10 à 11 % en Allemagne, de 9 à 11 % aux Pays-Bas et de 4 à 6 % au Royaume-Uni. Elles sont comprises entre 5 et 10% selon les institutions, en France.  

Au Royaume Uni, on remarque que les dispositifs de retraite ont une préférence pour les mandats de gestion active des devises, les mandats de gestion d’allocation d’actifs tactique (GTAA) et les « hedge funds ». Plus de 50 % des plans de retraite britanniques ont fait des allocations à ces classes d’actifs depuis l’étude de l’an dernier. Dans le reste de l’Europe, les plans de retraite ont plutôt privilégié les « hedge funds » (avec une allocation aux « hedge funds » pour 14 % des fonds de pensions et des institutions du panel), aux matières premières (12 % des régimes) et aux obligations à haut rendement (10 % des régimes).

 

Thierry Brevet ajoute : « Le schéma d’allocation aux classes d‘actifs non traditionnelles varie d’un marché à l’autre sous l’influence des règlementations locales, des habitudes, ainsi que du niveau de sophistication de l’investisseur. »

 

La tempête financière a amené  les investisseurs à s’interroger sur un certain nombre de points :


L’agitation des marchés a entraîné des révisions profondes de tous les aspects de la politique des régimes de retraite. Plus des deux tiers des participants à l’étude de Mercer ont, soit entrepris une révision de leurs investissements en 2008, soit déclaré avoir prévu de le faire en 2009. Près de 70 % ont revu l’exposition au risque de leurs contreparties en 2008 et plus de 50 % ont modifié leur gestion de trésorerie. Plus de 70 % prévoient de revoir leurs programmes de prêt d’actions en 2009 et 46 %  d’auditer les coûts de transaction.

« En effet, de nombreuses institutions de retraite ne tenaient pas compte des risques opérationnels  encourus avec leurs programmes de prêt d’actions ou par la gestion des collatéraux ici ou là dans leur portefeuille », déclare Thierry Brevet. « De nombreux institutionnels ont d’ores et déjà revu la gestion de leurs risques de contreparties et le volume de leurs prêts d’actions l’an dernier, et la majorité d’entre eux va continuer à surveiller de très près cette partie de leur portefeuille pour éviter toute mauvaise surprise à l’avenir. » 


L’amélioration des schémas de gouvernance :


Les structures de gouvernance continuent à être renforcées, comme l’indique l’augmentation de 35 % des participants à l’étude, qui disposent d’un comité d’investissement spécialisé. Dans près de 30 % des cas, le choix des gestionnaires d’actifs est totalement délégué par les administrateurs au comité d’investissement. Dans près de 5% des cas, ce choix relève même exclusivement du consultant. L’étude a également indiqué qu’un nombre croissant de régimes de retraite souhaite désormais revoir leur stratégie d’investissement au moins une fois par an, contre tous les trois ans, habituellement (16 % des participants).

 


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