Question :
Florence Le Cars
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France
Paris,
21 April 2009
Les fonds de pension et les institutions de retraites européens renforcent leur exposition aux classes d’actifs non traditionnelles
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On constate d’une manière générale à l’échelle européenne :
Les régimes de retraite en France s’inscrivent dans la même tendance, avec en particulier :
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D’après l’enquête annuelle
"European Asset Allocation Survey 2009" de
Mercer, les fonds de pension et les institutions de retraite européens diminuent
leur exposition aux actions et augmentent leurs allocations aux classes d’actifs
non traditionnelles pour optimiser la gestion du risque. L’étude, portant sur
plus de 1000 fonds de pension et institutions de retraite européens, gérant plus
de 400 milliards d’euros, a fait ressortir que 35 % des plans de retraite
britanniques et 60 % des plans de retraite européens (à l’exclusion du
Royaume-Uni) prévoyaient d’introduire de nouveaux types d’investissements dans
leurs portefeuilles afin d’en améliorer le profil rendement/risque.
Thierry Brevet, responsable de l’activité Conseil en Investissement de Mercer en France, commente : « Bien que s’inscrivant dans des contextes historiques, culturels et réglementaires différents, les fonds de pension et les institutions de retraite européens ont tous ressenti les effets de la tornade financière de l’an dernier. La crise bancaire et la défaillance de Lehman Brothers ont mis en lumière les risques opérationnels liés au placement d’actifs institutionnels et attiré l’attention sur le risque de crédit et sur le risque de contreparties. Les fonds et les institutions cherchent désormais de nouvelles manières d’optimiser les risques inhérents à la gestion financière des engagements de retraite, en privilégiant notamment la diversification des portefeuilles. »
Les tendances observées sont les suivantes :
La
réduction régulière des allocations en actions pour les marchés à forte
exposition traditionnelle s’est accélérée l’an dernier sous l’effet de la crise,
mais aussi à cause du raccourcissement des passifs de retraite à prestations
définies (fermetures de régimes et vieillissement des populations concernées).
Au Royaume-Uni, l’allocation est tombée de 58 à 54 % et en Irlande de 67 à 60 %.
L’exposition aux marchés actions est restée faible dans les autres marchés européens, dont la France.
Tandis que les obligations continuent à être la classe d’actifs dominante dans la plupart des pays européens, un nombre croissant de fonds et d’institutions investissent dans des classes d’actifs non traditionnelles. Les allocations à des classes d’actifs non traditionnelles ont augmenté de 10 à 11 % en Allemagne, de 9 à 11 % aux Pays-Bas et de 4 à 6 % au Royaume-Uni. Elles sont comprises entre 5 et 10% selon les institutions, en France.
Au Royaume Uni, on remarque que les dispositifs de retraite ont une préférence pour les mandats de gestion active des devises, les mandats de gestion d’allocation d’actifs tactique (GTAA) et les « hedge funds ». Plus de 50 % des plans de retraite britanniques ont fait des allocations à ces classes d’actifs depuis l’étude de l’an dernier. Dans le reste de l’Europe, les plans de retraite ont plutôt privilégié les « hedge funds » (avec une allocation aux « hedge funds » pour 14 % des fonds de pensions et des institutions du panel), aux matières premières (12 % des régimes) et aux obligations à haut rendement (10 % des régimes).
Thierry Brevet ajoute : « Le schéma d’allocation aux classes d‘actifs non traditionnelles varie d’un marché à l’autre sous l’influence des règlementations locales, des habitudes, ainsi que du niveau de sophistication de l’investisseur. »
La tempête financière a amené les investisseurs à s’interroger sur un certain nombre de points :
L’agitation des marchés a
entraîné des révisions profondes de tous les aspects de la politique des régimes
de retraite. Plus des deux tiers des participants à l’étude de Mercer ont, soit
entrepris une révision de leurs investissements en 2008, soit déclaré avoir prévu
de le faire en 2009. Près de 70 % ont revu l’exposition au risque de leurs
contreparties en 2008 et plus de 50 % ont modifié leur gestion de trésorerie.
Plus de 70 % prévoient de revoir leurs programmes de prêt d’actions en 2009 et
46 % d’auditer les coûts de transaction.
« En effet, de nombreuses institutions de retraite ne tenaient pas compte des risques opérationnels encourus avec leurs programmes de prêt d’actions ou par la gestion des collatéraux ici ou là dans leur portefeuille », déclare Thierry Brevet. « De nombreux institutionnels ont d’ores et déjà revu la gestion de leurs risques de contreparties et le volume de leurs prêts d’actions l’an dernier, et la majorité d’entre eux va continuer à surveiller de très près cette partie de leur portefeuille pour éviter toute mauvaise surprise à l’avenir. »
L’amélioration des
schémas de gouvernance :
Les
structures de gouvernance continuent à être renforcées, comme l’indique
l’augmentation de 35 % des participants à l’étude, qui disposent d’un comité
d’investissement spécialisé. Dans près de 30 % des cas, le choix des
gestionnaires d’actifs est totalement délégué par les administrateurs au comité
d’investissement. Dans près de 5% des cas, ce choix relève même exclusivement du
consultant. L’étude a également indiqué qu’un nombre croissant de régimes de
retraite souhaite désormais revoir leur stratégie d’investissement au moins une
fois par an, contre tous les trois ans, habituellement (16 % des participants).
À propos de Mercer
Mercer est un des leaders mondiaux
du conseil en ressources humaines, en externalisation et en gestion des
investissements avec plus de 25 000 clients dans le monde. Les consultants
Mercer aident leurs clients dans la mise en place et la gestion de leurs
programmes de santé, retraite et autres avantages sociaux ainsi qu’à optimiser
leur capital humain. Le groupe est également leader en solutions
d’externalisation liées aux avantages sociaux. Les services d’investissements de
Mercer comprennent du conseil en investissement et de la gestion d’actifs multi
gestionnaires.
Les 18 000 collaborateurs de Mercer sont présents dans plus de
40 pays. Mercer est une filiale à part entière de Marsh & McLennan Companies
Inc., dont les actions sont cotées (sigle de l'action : MMC) sur les bourses de
New York, de Chicago, du Pacifique et de Londres.
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