Mercer
Enquête Mercer Diriger en temps de crise
Résultats de l'enquête internationale Mercer "Diriger en temps de crise"


France
Paris, 2 July 2009

 

Réduction des effectifs et diminution de la protection sociale : l’enquête Mercer fait apparaître des signes de modération pour la seconde moitié de l’année 2009.

 

  • 2/3 des entreprises ayant participé à cette enquête internationale ont réduit leur effectif au cours des 6 derniers mois. 58 % s’attendent à des réductions d’ici à la fin de l’année.
  •  Toutefois, peu de sociétés envisagent des réductions importantes (plus de
    10 % du personnel) d’ici à fin 2009.
  •  32% des entreprises ont gelé les salaires pour l'ensemble du personnel. Seulement 30 % ont reporté les augmentations 2009 et moins de 18 % ont baissé les salaires par rapport au niveau de 2008.
  • La plupart des entreprises participantes ne sont pas favorables à une réduction des cotisations ou à changer leur stratégie d’investissement concernant leurs régimes de retraite.
  • Les entreprises envisagent d’ajouter des options frais de santé à faible coût ou de transférer les coûts additionnels aux salariés plutôt que de supprimer les programmes d’avantages sociaux.


L’enquête Mercer « Diriger en temps de crise » prévoit que les réductions d’effectifs massives, les baisses de salaires et la diminution des avantages sociaux vont être plus modérées au second semestre 2009.

 

Plus de 2100 entreprises dans plus de 90 pays ont participé à l’enquête réalisée en mai 2009. Les conclusions montrent les défis en matière de gestion des talents, rémunération, avantages sociaux et stratégies d’investissement auxquels les entreprises sont confrontées en raison du ralentissement économique international.
Cette enquête a permis d’actualiser celle menée en novembre 2008 sur le même thème.

 

Alors que les résultats montrent la poursuite des actions menées par les entreprises pour diminuer la pression des coûts –réduction de personnel, gel des salaires, baisse des cotisations à des régimes de retraite et de frais de santé– elles n’adoptent pas en général de mesures telles que la baisse des rémunérations ou la suppression des programmes d’avantages sociaux pour faire face à la poursuite du ralentissement économique.

 

Les conclusions révèlent également que la crise économique a des impacts différents suivant les régions du monde ainsi que les secteurs d’activités.


Gestion des talents


Environ 58 % des entreprises dans le monde envisagent des réductions d’effectifs d’ici à fin 2009. 66 % avaient mis en place ce type de mesures dans les 6 mois qui ont précédé l’enquête.  Seulement 5 % de ces entreprises pensent recourir à des suppressions d’effectifs importantes (plus de 10 % du personnel) au cours du reste de l’année contre 13 % à l’avoir fait dans les 6 mois avant l’enquête.

 

Le pourcentage d’entreprises prévoyant des plans de licenciements dans les 6 prochains mois varie suivant les régions, avec pour l’Europe peu d’évolution par rapport aux 6 derniers mois. 71 % des participants en Europe ont indiqué que leurs entreprises ont procédé à des réductions d’effectifs dans les 6 derniers mois et que ce rythme se maintiendrait pour le reste de l’année.


Mais en Europe, comme dans d’autres régions le nombre d’entreprises ayant planifié des réductions significatives (plus de 10 %) tombe à 10 % des participants contre 16 % à l’avoir fait au cours des 6 derniers mois.

 

Les entreprises basées aux Etats-Unis ont connu des réductions d’effectifs dans les
6 derniers mois (74 %) mais elles sont moins nombreuses (64 %) à en prévoir d’ici à la fin de l’année.
59 % des entreprises en Asie ont répondu qu’elles avaient procédé à des réductions d’effectifs au cours des 6 derniers mois et sont également moins nombreuses à envisager cette mesure d’ici à la fin de l’année (45 %). Le nombre de sociétés en Asie planifiant des réductions significatives de plus de 10 % diminue fortement par rapport à celles qui l’ont fait au cours des six derniers mois (de 14 % à 4 %).

 

3/4 des entreprises des secteurs industriel, technologique et informatique ont connu des réductions de personnel cette année, 69 % dans le secteur banque/finance, 67 % dans les services. Les entreprises industrielles (68 %) et du secteur technologie/ informatique sont les plus nombreuses à prévoir des réductions de personnel d’ici à fin 2009.

 

Malgré les conséquences d’une activité économique faible, beaucoup de sociétés veulent conserver leurs meilleurs salariés. Plus d’un tiers des entreprises (37 %) répondent qu’elles continueront à embaucher des talents clés même si elles réduisent leurs effectifs de façon générale. Un autre tiers environ (35 %) pensent procéder à des embauches seulement en cas de remplacement. 15 % prévoient des réductions d’effectifs de façon générale et 12 % un accroissement.

 

L’enquête de Mercer montre également que les entreprises commencent à mettre en place ou à envisager d’autres modalités de travail pour réduire les coûts. 10 % ont déjà instauré des réductions d’horaires avec une baisse de salaire correspondante sur la base du volontariat alors que 12 % l’ont fait de façon obligatoire. Environ le même nombre d’entreprises pense prendre des mesures similaires d’ici à la fin de l’année. Le recours à ces mesures varie suivant le secteur d’activité.
29 % des entreprises industrielles ont mis en place des réductions horaires obligatoires,
13 % dans le secteur technologie/informatique et 3 % dans la banque/finance.

 

Rémunération


Les entreprises se partagent de façon pratiquement égale entre celles ayant des budgets de masse salariale supérieurs à ceux de 2008 (31 %), équivalents (33 %) ou inférieurs (36 %).

 

Elles ont préféré geler les salaires ou différer les augmentations à une baisse des rémunérations.
Au cours des six derniers mois, 51 % ont gelé les salaires au niveau de 2008 d’au moins une partie du personnel. 32 % l’ont fait pour l’ensemble. Seulement 30 % ont reporté les augmentations 2009 et moins de 18 % ont baissé les salaires par rapport au niveau de 2008.
Il est intéressant de remarquer que plus de la moitié des entreprises (54 %) des industries technologiques ont gelé les salaires de l’ensemble du personnel contre seulement 28 % dans le secteur banque/finance.


Pour le reste de l’année 2009, de nombreuses entreprises prévoient de geler les salaires au niveau 2008 ou de verser les augmentations 2009 initialement prévues.

Concernant le paiement des bonus annuels, 57 % des entreprises ont versé des bonus 2009 (basés sur la performance 2008) inférieurs à ceux de 2008 (basés sur la performance 2007).
Seulement 20 % des entreprises ont donné en 2009 des bonus plus élevés qu’en 2008.

 

Le ralentissement de l'économie et les conditions actuelles du marché du travail font que les entreprises s'éloignent d’une rémunération basée sur la compétitivité par rapport au marché, et se concentrent  sur des facteurs internes.
Les entreprises ont intérêt à ne pas trop s’écarter des niveaux de rémunération du marché car elles risqueraient d’être pénalisées au moment de la reprise économique et lorsque le marché du travail sera plus équilibré .


Retraite


En ce qui concerne les régimes à cotisations définies, 73 % des entreprises ne prévoient pas de réduire la part employeur d’ici à fin 2009.
14 % l’ont déjà fait au cours des 6 derniers mois. A ce jour, un tiers a revu la structure de leurs fonds (32 %), leurs frais d’investissement et de gestion (33 %) et 43 % vont probablement prendre ce type de mesures avant la fin de l’année.

 

Pour les régimes à prestations définies, une meilleure compréhension des dispositifs et la mise en œuvre d’actions pour en limiter le risque inhérent font partie des objectifs de 37 % des entreprises. Au cours des six mois précédant l’enquête, 34 % l’ont déjà fait.

Dans le futur, les entreprises prévoient plutôt de changer leur stratégie d’investissement pour réduire le risque (38 %) que de modifier leur politique de financement (25 %). Respectivement 14 % et 12 % d’entres elles ont déjà pris des dispositions en ce sens. Seulement 16 % des entreprises comptent réduire ou geler l’acquisition de droits d’ici à la fin de l’année. 10 % l’ont déjà fait.


Santé / Prévoyance


Bien que le recours à la protection sociale augmente en période de crise, la plupart des entreprises (94 %) n’ont pas supprimé les régimes frais de santé/prévoyance en cours pour maîtriser les dépenses cette année. Toutefois, la plupart ont augmenté les contributions salariales de leur régime frais de santé et leur reste à charge. La plupart des entreprises prévoient d’adopter une démarche similaire pour l’année prochaine.

 

Au cours des six derniers mois, 29 % des entreprises ont ajouté des programmes bien-être et 38 % ont indiqué qu’ils allaient probablement ou très probablement le faire. Légèrement plus du quart des participants (26 %) ont augmenté les cotisations.
L’augmentation des cotisations salariales est plus répandue aux Etats-Unis (45 %) et dans les entreprises de plus de 10 000 salariés (34 %). 23 % ont aussi intensifié leurs efforts pour maîtriser les coûts.
A l’avenir, les entreprises vont s’orienter vers des mesures dont elles connaissent les effets prévisibles : continuer à augmenter la part salariale (58 %), le reste à charge (50 %) et proposer des options à moindre coût (41 %).


Début 2009, les employeurs ont mis en place des mesures éprouvées avec un effet immédiat sur les coûts. Désormais, ils recherchent des solutions plus stratégiques tenant compte de paramètres tels que le bien-être et l’évolution des comportements dont les effets interviennent à plus long terme mais avec un impact plus important.


Comportement des salariés


D’après l’enquête Mercer, la sécurité de l’emploi est en tête des préoccupations des salariés -50 % des entreprises indiquent que les salariés l’ont clairement exprimé. Ce haut niveau d’anxiété est assez généralisé dans le monde. La sécurité de l’emploi est classée légèrement plus haut en Europe, en Asie et aux Etats-Unis (54 %) qu’au Canada (42 %) et en Australie/Nouvelle-Zélande (46 %).
40 % des entreprises font état d’interrogations des salariés sur les conséquences de la conjoncture économique sur leur société. Cela est moins le cas en Australie et en Nouvelle-Zélande (24 %) qu’aux Etats-Unis et en Asie (43 %).

 

Seulement 12 % des entreprises ont mentionné l’impact de la crise économique sur les régimes frais de santé comme sujet d’inquiétude chez les salariés contre 37 % concernant les régimes de retraite. Les promotions 2009 et les augmentations au mérite ont fait l’objet d’un niveau de préoccupation modéré selon beaucoup d’entreprises.


Autres conclusions

 

  • La fonction RH est toujours soumise à une pression des coûts et 27 % des participants ont réduit les investissements planifiés pour les services RH dans les 6 derniers mois. 28 % vont également le faire d’ici à fin 2009.
  •  Le renforcement de l’outsourcing est une orientation prise par les entreprises dans leur recherche de maîtrise des coûts. 17 % l’ont déjà fait au cours des 6 derniers mois et 33 % vont le faire d’ici à fin 2009.
  • Seulement 10 % des entreprises participantes considèrent comme très probable le développement de fusions/acquisitions en 2009. C’est dans les secteurs des industries technologiques et banque/finance que le pourcentage est le plus élevé (13 %).


A propos de l’enquête


Plus de 2100 entreprises ont participé à l’enquête « Diriger en temps de crise » réalisée par Mercer du 12 au 29 mai 2009.
La répartition géographique des participants est variée : 64 % aux Etats-Unis, 22 % en Europe, 19 % en Asie, 8 % en Amérique latine et 4 % en Australie/Nouvelle-Zélande.
On constate également une diversité en fonction de l’effectif de l’entreprise :
39 % ont moins de 500 salariés,
40 % ont entre 501 et 5000 salariés,
9 % ont entre 5001 et 10 000 salariés,
12 % ont plus de 10 000 salariés.


 


Note aux rédactions


Pour plus d’informations, consultez notre site dédié sur lequel vous retrouverez un large aperçu des analyses et services proposés par Mercer pour aider les entreprises à faire face aux défis résultant de la crise économique actuelle.


A propos de Mercer  


Mercer est un des leaders mondiaux du conseil en ressources humaines, en externalisation et en gestion des investissements.
Les consultants Mercer aident leurs clients dans la mise en place et la gestion de leurs programmes de santé, retraite et autres avantages sociaux ainsi qu’à optimiser leur capital humain. Le groupe est également leader en solutions d’externalisation liées aux avantages sociaux. Les services d’investissements de Mercer comprennent du conseil en investissement et de la gestion d’actifs multi gestionnaires.
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