02 novembre, 2022

 

L’évaluation du risque cardiovasculaire global est le point de départ de la prévention cardiovasculaire. En effet, chaque facteur de risque (cholestérol, tension…) n’est pas un problème en soi, mais c’est bien le risque d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral qu’il faut diminuer. C’est donc seulement pour les personnes ayant un niveau de risque élevé qu’il faudra essayer de diminuer le cholestérol ou la tension et pas pour celles ayant un niveau élevé pour un facteur de risque isolé.

 

Les critères d’évaluation des risques cardiovasculaires 

Pour évaluer ce niveau de risque global, la société européenne de cardiologie vient de mettre à jour son modèle de risque baptisé SCORE2[1], actualisant ainsi l’ancien modèle SCORE qui datait de 2003.

Le risque est estimé selon une combinaison de plusieurs critères :

  • l’âge ;
  • le taux de cholestérol total ;
  • le taux de LDL, HDL ;
  • la tension systolique ;
  • la consommation tabagique.

Ce modèle, destiné à l’Europe, distingue les pays selon quatre niveaux de risque, la France étant parmi le groupe à risque faible (« low-risk » sur la carte) en vert :

 

risques-cardiovasculaires

 

Les facteurs de risques à surveiller

 

Les facteurs qui influent sur ce risque sont classés en trois groupes :

  • non-modifiables : histoire familiale, âge, sexe ;
  • modifiables dus à un état pathologique : hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie ;
  • modifiables dus à un mode de vie : tabagisme, sédentarité, alimentation déséquilibrée.

Lorsque le risque est élevé, il s’agira alors de le diminuer en jouant sur les facteurs modifiables d’abord sans médicaments, puis avec médicaments si le risque est élevé pour diminuer le cholestérol ou la tension.

L’objectif étant de diminuer le risque global et non pas chaque facteur de risque, une action diététique ou sportive peut dispenser un patient de traitement médicamenteux. C’est d’ailleurs la recommandation des sociétés de cardiologie qui invitent à commencer par ces mesures hygiénodiététiques plutôt qu’à employer des traitements comme les statines qui présentent souvent des effets secondaires.

 

[1] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8248998/

Sources : RAGUSA S., « L’évaluation des risques cardiovasculaires », 27/04/2022